Historique et bienfaits de la culture des algues rouges à Madagascar
L’épopée...
La culture des algues rouges Euchema striatum (Cottonii) et Euchema denticulatum (Spinosum) représente une perspective de développement durable pour Madagascar. De ces algues est extrait un gel appelé “carraghénane” qui est notamment utilisé comme ingrédient alimentaire.
Bref historique La culture des algues rouges démarre dans les années ’60 aux Philippines avec l’effort commun de l’Université d’Hawaï, Marine Colloïds Inc. et le Service de la Pêche et des Ressources Halieutiques des Philippines. Ensuite elle se répand dans divers pays tels que l’Indonésie, la Malaisie, la Tanzanie ou encore les Iles Kiribas.
L’algoculture à Madagascar démarre en 1989 à Songeritelo, Sud-Ouest du pays, sous l’égide de l’IHSM de Tuléar (Institut Halieutique des Sciences Marines). Les premiers essais de culture ont lieu et vont se poursuivre pendant plusieurs années avec des hauts et des bas. En 1997, la culture d’algues prend un nouveau départ avec le lancement du projet FED-ARPL (Amélioration des Revenus des Populations Littorales) en collaboration avec l’IHSM et la société BioMad dans la province de Tuléar. En 1998, une souche d’Euchema striatum est introduite depuis Zanzibar pour bénéficier d’une algue sélectionnée pour la culture (meilleure résistance et taux de croissance plus élevé que les souches locales). L’extension de projet se poursuit alors dans la région Nord-Ouest (Nosy Be) puis Nord-Est (Nosy Ankao au Nord de Vohémar). L’année 2000 clôture le projet FED et aujourd’hui, après de nombreux efforts, il ne reste dans l’aventure qu’un seul opérateur privé: IBIS Madagascar qui continue de développer l’activité sur ces sites de Nosy Ankao et d’Ampasimadera avec l’appui du projet SPIM (Seaweed Production in Madagascar). La production évolue tous les ans en parallèle du développement durable de l’activité.